L’édito du moi (par mois ou presque)

 

AVRIL 2017 : Comme le temps a passé. Vite je ne sais pas mais bien marqué. Lendemain d’election. Rien de nouveau. Difficile d’avoir quelque chose à dire. Envie de silence et de sérénité. Envie de décadence et de spontanéité. Envie de courir. Envie de m’endormir. Envie de nouveauté. Les prés verdissent, les oiseaux chantent. ça suffit pas.

DECEMBRE 2015 : voilà que ça recommence,une année se termine, une autre va commencer, parce qu’on la décidé ainsi. Il faut que les choses se terminent pour mieux recommencer. Mais finalement, comme rien ne s’arrête vraiment, rien ne change non plus… on continue. Comme tous les ans on fait le bilan. GLobal, politique, personnel…  elle était comment mon année? ben bon heu…Merci pour tout.

NOVEMBRE : les enfants de novembre sont tombés, en pleine course, en plein vol. Eclat de rire brisé. une grande claque, un cadeau empoisonné cette soirée là. C’était eux, ç’aurait pu être toi ou moi. Quand l’homme se prend pour dieu, pour qui il se prend dieu?  il se prend les pieds dans le tapis céleste, il s’en fout, il se ressert un verre ? Et nous, pour qui on se prend ici bas? trouver le bouc émissaire. Lâcher des bombes, briser les verres? Le temps du deuil, et après ? Après…. 19 novembre, concert de Thiéfaine à quelques heures à peine de mon anniversaire, une semaine après ce massacre. Thiéfaine, plus émouvant que jamais. Une lumière d’espoir, d’amour. Grand. Grand. Grand. Merci le cadeau.

OCTOBRE : drôle de temps, vol au vent, l’impression de ne plus rien comprendre à rien. Avancer, sans bouger, ou plutôt, rester sur place, tourner en rond… de jolie moment, bien travaillé, mais pour qui, pour quoi. C’est quoi tout ça. Je me sens loin, vieille. J’écoute les autres, formidables. Et moi dans tout ça. Qu’ai je donc fait de moi ? l’automne arrive, est là, jaune ocre et fauve. Le soir se penche comme dirait barbara… et moi je flanche. le temps déciderai d’arrêter là, pourquoi pas. Je me sens à l’étroit. On me parle de lumière. Je serais donc ça ? un être de lumière. Aimante d’immensité?

SEPTEMBRE : RAS

JUILLET – AOÛT.. il se passe de bien drôles de choses cette année. Les astres se sont donc consultés? Me revoilà sur les traces de mon adolescence, sans avoir rien anticipé, rien fait pour ça. Comme une bien jolie manière de tourner une page, de se réconcilier… de beaux moments magiques, des pianos qui s’envolent, un moment d’égarement entre la france et l’italie, un télésiège qui tombe en panne, des notes qui tombent du ciel, de belles rencontres amicales, musicales, des retrouvailles. Amoureuse je suis, mais de qui de quoi? Août se termine, majorette marchant sur l’eau.. rien de bien exaltant, à part la jupette au vent…

MAI – JUIN – JUILLET !!!!

Les éleveurs manifestent… ça n’aura échapper à personne. Et très vite on se dit, tiens les paysans manifestent… alors que non, ce sont bien les éleveurs. Mais que dénoncent-ils? La mal bouffe? le non respect de l’environnement et de l’animal dans la production intensive? NON. Ils dénoncent l’aspect déloyal de l’ouverture des marchés. Ben oui, pourquoi importer du fromage, du lait, de la viande dégueulasse alors qu’on fait la même chose en france ?!!! Eux aussi ils produisent en intensif et dans des conditions indignes, engraissant au passage monsanto, ragt, bayer, et les autres, sans parler de nos enfants et des « pauvres » de notre pays qui gonflent à vue d’oeil grâce à leurs porcs dégueulasses piqués aux hormones. Et n’oublions pas qu’ils exportent, eux aussi… en fait ils dénoncent ce qu’ils font, et ils râlent contre ceux qui leur donne les fameuses subventions pour acheter leur merde… On s’y perd. Ils pratiquent l’ensilage, nourrissant leur bête au maïs bien fermenté, l’estomac des bovins ne le supportant pas, on y ajoute du soja… une culture bien française le soja, tout le monde sait ça!!! la culture du soja appauvrissant ainsi les sols d’amérique du sud, chassant les indiens guarani et les autres de leur terre… et les éleveurs français dénoncent.. ah bon. Ce matin sur france inter, un journaliste commentait : « vous ne croyez pas que le problème en france est qu’on reste trop attaché à la petite ferme artisanale et que ce n’est pas ça l’avenir? ».. alors, lui, qu’il mette ses boots en chevreau imitation léopard (pas d’inquiétude, il n’y a pas de bouse dans les nouvelles fermes), et qu’il aille faire un tour dans les fameuses « entreprises agricoles » qui dénoncent en ce moment. Qu’il regarde d’où vient l’alimentation du bétail, qu’il voit les bêtes debout, gavés et l’oeil hagard, avec une espérance de vie de 2 ans… qu’il vise un peu les poubelles dans lesquelles il trouvera les injections et autres merdes qu’en bout de chaîne, le consommateur consomme… Et après ça, je lui passe mes bottes en caoutchouc, des vraies, et je l’emmène faire un tour dans une ferme, un vraie, celle qui a de l’avenir. Il y verra des vaches qui broutent, des veaux qui tètent sous la mère. Il y verra de vielles bêtes à qui on fout la paix, parce que « elles ont assez travaillé pour nous, elles ont bien mérités un peu de repos ».Il y verra des jeunes et des moins jeunes, des hommes et des femmes, qui cultivent, qui fabriquent, qui transforment. Qui travaillent comme des fous pour que ce monde change, pour que nous puissions manger de la viande, des fruits et des légumes dignes de ce nom. Et ce ne sont pas de babas cool, des doux rêveurs. Ce sont eux qui ont compris.Alors, ne nous faisons plus avoir par le « manger français ». Mangeons en connaissance de cause. Ce sont eux qui sont modernes. Eux qui ont compris que le monde est un vaste jeu de domino, et que vouloir s’engraisser ici, c’est appauvrir là-bas. Eux qui disent, « tous responsable » C’est l’élevage intensif qui est has been et ringard.

AVRIL 2015

Les vieux démons remontent à la surface, les nobles envies aussi… ça commence mal pour un bien. Petit anévrisme en scène. Perdue, pour de vrai, la notion du temps… Tiens donc, déjà entendu ça quelque part, un soir… eh bien voilà c’est fait, j’ai valsé avec l’indéfini, mais ce n’était pas le moment bien choisi… fâchée la profession. tant pis. Je resterai avec mon secret. Mon petit cauchemar en scène, sans que personne n’y entende rien. Navrée les amis, j’ai pris un temps infini pour rien dire, sur scène, ce soir-là à chose d’auvergne… navrée Fraize, Tartignoles, Feronni…j’avais besoin de vôtre aide, j’étais enlisée. Mais vous ne pouviez pas savoir, je n’ai rien montré. Mea Culpa.

Les vraies et nobles envies.. ouvrir un lieu à moi, où montrer qui je suis. retourner en Afrique, à la Réunion, et aimer aimer aimer aimer pour de vrai…! et sans restriction. Marre des tristes, des frileux, des gnangnans des pas joyeux des déjà vieux.

Merci à teddy et tous ses copains de la Maise pour le land art, merci aux enfants de novalaise pour leurs textes balaises, qui font comme des balises! merci !! merci CG pour les mots ce 9 avril au soir, tard dans la nuit que même ça devait être le 10…

MARS 2015

C’est fou ce moi de mars qui va toujours plus vite.. chaque année. Des beaux moments, des beaux concerts, des gens heureux et du coup  nous aussi. De drôles de rôles… Et moi à toujours admirer, voilà que le miroir se brise. Vouloir voir en l’autre ce que j’aimerais être. L’autre qui déçoit. Je me déçois de croire que je ne suis pas assez. Etre à la hauteur de qui de quoi ? de mes rides qui de plus en plus marquent le tempo. Valse ou samba? En terminer avec les histoires qui n’en sont pas, de celles qui font trop de bruit et de fracas. Des qui mettent la tête à l’envers comme un mauvais vin, un samedi soir, dans un café du commerce. Mars, qui s’agite et moi qui ne comprends plus rien car tout va trop vite. Où aller, que faire, la mer ?

FEVRIER 2015

Une première belle journée, balade, dans la savoie enneigée, Brison les Oliviers. Pas envie de parler de politique. Marre. rêver. On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en claquant la porte. Elle a claqué. C’était donc ça.

JANVIER 2015

Janvier terminé. 15 premiers jours passés au Burkina Faso. Une année commencée à Ouahigouya. Au montania avec les amis, un anniversaire fêté avec les enfants, mes petits Nasser et Fadila, qui me manquent tant. Moto encore, poussière et émotion. Bon, pour bien commencer l’année il faut paraît-il faire quelque chose qu’on a jamais fait… manger du chien par exemple.
Retour au froid. Attentat. Attente d’un mieux, d’autre chose, que l’élan aille dans son mouvement… illusion. rien. y’a rien qui dure toujours. Même pas la solidarité. Melle Arthur reprend la route enneigée. En solo, en duo… de bien belles rencontres. Faux Départ repart un peu, plus enthousiaste que jamais. Et moi dans tout ça? j’avance tranquillement sur un terrain que je ne maîtrise pas. Vais-je aller au bout ou tout casser encore une fois? Ah non, je n’ai pas mangé du chien pour rien ! janvier terminé par un joli concert et des compliments qui font chaud, show.

 DECEMBRE 2014

Presque à la moitié. Déjà. Noêl approche, on ne va pas revenir là-dessus faudrait être sourd aveugle ou comme moi pour ne pas s’en rendre compte. Bientôt le départ pour l’afrique. Pour l’instant RAS.Faut bien terminer l’année me dit mon calendrier biologique.

NOVEMBRE 2014

« Le mois où tout est gris marron… y’a plus de fleurs et moi j’adore les fleurs… » Paris me manque. Pourtant pour une fois le triste novembre a été bien brillant et illuminé. Des étoiles au firmaments pour un petit bal pour fille perdue dans les éléments, avec françois thollet aux commandes du vaisseau sonore. Vivement qu’on continue l’aventure céleste. Deux jours de formation créative avec les jeunes musiciens de l’apejs. Belle rencontre, qui donne envie de poursuivre l’aventure, ici ou là.

Agréable novembre. Et puis anniversaire impaire. Bien fêté. 47.

le temps passe, ma peau léopard me le rappelle tous les jours. Plus calme et plus vivante que jamais. Ecrire encore. Et puis on verra bien. Novembre. comme un long dimanche affalée dans un canapé mou à regarder la télé. En panne. Accepter, les bras, accepter les mots, les maux. Pas le choix. Il fait froid.

OCTOBRE 2014

Dans deux mois, je serai à Ouagadougou. Brakina et moustiques. Sourire chaleur.Petit rituel, se lâcher, te laisser voler. Au revoir. En attendant, octobre avance sous le soleil et moi je répète,  jamais la même chose. C’est bien là l’essentiel, les rencontres d’octobre sont belles et rebelles. Des jamais vus, des retrouvés, des aimants, des aimés. Des bras qui réchauffent, des mots qui portent loin, des voix qui portent haut, porte voix/mots. Chrysanthèmes, noix, châtaignes. Couleurs fauves dans le jardin. Je ne suis pas de là où j’erre. Je suis de là où on ne m’attend pas. Je coure toujours un peu en rond, parfois carré. J’écris, l’histoire sur papier laisse plus de liberté, à la suite, à la fuite. Essuyer les revers, laisser aller l’envers du décor plus beau que l’été. Et mes cheveux poussent.

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SEPTEMBRE 2014

A peine commencé, déjà presque entamé, me voilà rétamée mais heureuse. Septembre sous le soleil. Ne pas perdre la tête, emportée par la folie des humains. La peur s’annonce tous les matins à la radio. « bonjour je suis la peur, je suis là pour vous faire peur, vous pouvez compter sur moi »… va te faire voir ailleurs la peur. Sans moi. Le soleil brille. Nous sommes vivants. Je suis libre. Tu ne peux rien contre moi. Marseille, soleil, bateau, maman, navettes… c’est chouette.

Août 2014.

un stage, joli, sous la pluie, mais tant pis. tant mieux. Rester concentrer, rencontrer, Géraldine Keller, la grande dame de l’impro, Patricia Kuypers, belle mouveuse qui me met en mouvement, grâce et calme. L’auvergne sous le brouillard. Retour dans le bruit, écrire, chanter, raconter, histoires coquines, un festival des nuits d’été, du pédalo à musiques de nuit… bretagne et ma cathy qui flotte dans la sérénité. Le chat qui miaule, écrire, chanter.
Pluie/soleil/pluie… et puis vous que j’ai fait chanter, rire, crier, mouver, merci. Un drôle de mois d’août, doute, douter, goûter, comme une envie de le laisser prolonger, durer, s’étirer, longtemps longtemps lointain déjà les vitrines sonnent l’automne, nul. Le soleil crie encore. ALors ! allons !

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Juillet 2014

Il pleut. Orage, O rage. Que faire? Manger des gâteaux à en devenir gâteux en regardant le temps se gâter, en matant les infos d’un coin d’oeil désabusé… info, la guerre, l’horreur, la rage. IL pleut, de l’eau ici, des bombes là-bas. Avignon bat son plein pour les commerçants, toujours plus…commerçants. La droite est passée à gauche, la gauche est passée à la trappe. Bon, et nous les artistes, on fait quoi? on manifeste, on cherche à jouer, on cherche un appart, des enfants meurent, d’autres sont au régime… bon bon bon, ça s’appelle le monde. J’en suis. je suis quelqu’un du monde. Même si j’ai l’impression de flotter. Depuis quelques jours je flotte avec des chaussures en plomb. Pourtant j’ai de la chance, je vois le monde avec un autre regard, à travers une autre fenêtre. Je n’ai pas peur, pas peur de l’autre, pas peur de perdre ce que je n’ai pas. J’ai la conscience de l’éphémère, de l’infini, de l’indéfini… Je voudrais juste un peu d’cropped-songe17.jpg … chut.

 

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