QUI EST LA DIVA RURALE ?

La Diva Rurale c’est moi. Jocelyne Tournier. Née à Champoulet d’en haut, en novembre 1967. Un lieu dit au brouillard épais et au marécage qui sent bon la menthe sauvage.
Je suis chanteuse et comédienne.
Une chanteuse sans concession, sans bail à vie, mais à l’envie.
Je revendique un parcours d’artiste, n’en déplaise à « ceux qui… », je ne suis pas une compagnie. Je suis une artiste du désordre organisé.

Enfant, je passe beaucoup de temps à la ferme voisine. Chez Marcel et Denise. Écraser les pommes de terre pour le cochon, aller chercher les œufs, nourrir les lapins, me blottir contre le chien, choisir le prénom du dernier veau né. J’écoute, regarde, observe. Chaque machine, chaque geste, dans sa répétition et dans le son qu’il produit devient musique, théâtre, chorégraphie. Un jour,  je serai chanteuse de Rock’n’roll. Ou fermière. « Ni l’un ni l’autre » répond ma mère. J’insiste. En attendant je rentre tous les soirs à la maison, de la paille dans les cheveux et une méchante odeur de bouse collée au blouson.

Allez donc savoir ce  qui me fait pousser la porte du conservatoire d’Annecy, puis de Genève, pour étudier le chant après les champs. Sans l’approbation de mes parents, est-ce à préciser ? J’abandonne l’idée d’être fermière (pas assez lucratif) pour celle de devenir chanteuse d’opéra (peu réaliste, je n’aime pas l’opéra).

Je me produis cependant de nombreuses années en récital classique (comme quoi l’imposture ça a du bon)  mais aussi en jazz. Puis, je rencontre le théâtre, le théâtre musical, la danse, le travail du clown. Je collabore pendant longtemps avec des compagnies aux univers singuliers (Les Yeux gourmands, Transe express, TricoE,  Beau geste, Trafic, Gambit…).

Et petit à petit, un personnage se dessine, un deuxième moi, La Diva Rurale. Tout est dit dans ce pseudonyme. Une Diva au bon sens agricole. Une chanteuse tout terrain. Adaptable, modulable, transportable, capable de faire feu de tout bois. A l’aise partout, salons ou étables, salle des fêtes ou musées, comme tous ceux qui savent, assument et s’amusent de leurs origines.

Mon parcours est  comme un immense puzzle dont les pièces auraient été un peu dispersées. Je me suis nourrie des expériences riches et nombreuses de toutes ces années de créations artistiques.

A présent, j’aime transmettre, la voix fait son chemin, et je reprends sans cesse la route.

 

« Si l’art était sexué, on pourrait dire que Jocelyne Tournier trouve sa place dans les spectacles « transgenres », une artiste étrange de transversalité… et de verticalité ! »

Jocelyne Tournierchanteuse atypique, animée par la voix et son mouvement, étudie le chant classique au conservatoire de musique de Genève où elle obtient son diplôme de fin d’études terminales de chant, puis en cours privés et master class. Son attirance pour les musiques expérimentales lui font également rencontrer l’improvisation et l’interprétation jazz (Nagette Haider,  Les musiques à Ouïr, Géraldine keller…).

Passionnée par le théâtre, les textes et aimant à considérer la voix comme une forme chorégraphique, elle s’initie à la danse Buto, au mouvement sensoriel, à  l’improvisation dansée (Philippe Chevalier, Patricia Kuypers, Gilles Estran…)  et au théâtre avec Jean Michel Rabeux, Benoit Lambert, Jean Lacornerie, Oleg Koudriachov.

Aimant la prise de risque on la retrouve sur de nombreux spectacles événementiels hors norme, au service de personnages fantasques : en diva flottante pour la Cie Laboratoire TRICOe, manipulée par des danseurs de la Cie Beau Geste, en marionnette chantante pour la Cie de danse Gambit, en Madame Loyale pour le Transe Express, volant sur un manège céleste ou en gouvernante sachant chanter pour Les Yeux Gourmands.

En Août 2010 elle crée avec Barbara Creutz Pachiaudi, dessinatrice et scénographe, « Les Sept Péchés Capitaux » de Kurt Weill, un opéra cabaret pour une chanteuse comédienne, Anna, un pianiste, un quatuor vocal et un dessin animé, puis en 2012, « le songe d’une femme à barbe ».

Sa dernière interprétation au théâtre, « Seule(s) », un triptyque de monologues de Femmes (talking heads)pour la compagnie Trafic.

Artiste associée au festival « vacarme de printemps » pour lequel elle gère des projets voix pour les plus jeunes ; elle dispense régulièrement des stages sur des thèmes divers «le bal des mots» «la voix qui danse», « en scène » ; Depuis quelques mois, la diva rurale promène son cabaret en solo, un cabaret de chansons plutôt coquines, la suite de Melle Arthur…

Après Faux Départ, créé en 2013, elle crée un demi-solo « des étoiles au firmament, petit bal pour fille perdue » (texte jocelyne tournier, musique François Thollet, Chorégraphie Philippe Chevalier…)

2015 est l’année de naissance de son solo « Diva Rurale – un tour de champs lyrique»

Elle se rend régulièrement au Burkina Faso pour rencontrer des musiciens, des enfants, des gens et partager un peu de sa vision de la vie.

2 réflexions sur “QUI EST LA DIVA RURALE ?

  1. J’aime la vie qui se dévoile par accoups dans sa « verticalité » et sa « transversalité » et nous apporte les fruits d’une belle évolution . Je serai a Livron Si « Deus quiser » merci du fond du coeur de nous faire partager ce parcours

  2. bonjour!!
    Je serai de retour à livron au poulailler le dimanche 27 mai à 18 heures avec Mademoiselle Arthur, cabaret impertinent. N’hésitez pas à diffuser autour de vous. Au plaisir de vous revoir!

Les commentaires sont fermés.